Sarakawa : COTISA-2, les femmes cultivent bien plus que des céréales.

Sarakawa : COTISA-2, les femmes cultivent bien plus que des céréales.

À Sarakawa, 24 femmes unies dans le groupement COTISA-2 ont fait d’une ambition simple une force collective : cultiver et vendre des céréales. Pour l’exercice 2025-2026, leurs Activités Génératrices de Revenus et leur tontine ont produit 11 sacs de maïs. Un chiffre modeste en apparence, mais qui révèle une organisation solide et une résilience impressionnante face à des ressources limitées.

Au-delà de cette activité productive, les femmes de COTISA-2 portent une mission sociale essentielle : la prise en charge d’enfants vulnérables dont les besoins identifiés sont multiples et urgents :

  • une nutrition régulière pour garantir une croissance saine ;
  • l’accès à l’éducation, par la fourniture de matériel scolaire et la couverture des frais ;
  • des soins médicaux de base pour prévenir les maladies courantes ;
  • l’hygiène et l’eau potable, pour réduire les risques sanitaires ;
  • une protection sociale et un encadrement assurant sécurité et bien-être.

Ces femmes démontrent, par leur exemple, que l’autonomisation économique reste accessible même dans les contextes les plus fragiles. Leur démarche illustre comment un effort collectif, ancré dans la solidarité communautaire, peut se transformer en résultats durables, pour elles-mêmes comme pour les enfants dont elles ont la charge. Pour l’une des membres du groupement, son adhésion à cette organisation a radicalement transformé sa situation économique. En ses termes, elle s’exprime : « Avant d’intégrer ce groupement, il m’était très difficile de joindre les deux bouts. Aujourd’hui, grâce aux autres femmes et à TTA, mes enfants ne manquent plus de rien. Nous soutenons aussi d’autres enfants du village. »

Cette expérience porte un message clair, celui d’investir dans les groupements féminins ruraux comme un levier concret de développement durable, en soutenant des initiatives qui répondent aux besoins vitaux des enfants pour garantir un impact social immédiat et intergénérationnel.

KANGAYO Essodom, Coordonnateur TTA.

La communication comme levier de mobilisation des ressources : CREUSET TOGO renforce ses OSC partenaires.

La communication comme levier de mobilisation des ressources : CREUSET TOGO renforce ses OSC partenaires.

Dans un contexte marqué par la raréfaction des ressources, la maîtrise des techniques de mobilisation devient vitale pour les organisations à but non lucratif. C’est dans cette optique que l’ONG CREUSET TOGO en partenariat avec KiRA a organisé les 15 et 16 juillet 2026 à Kara, dans le cadre du projet OLF-PCN un atelier de renforcement des capacités de 30 membres de ses 04 organisations partenaires à savoir : ACDIH, FSD, JEC et l’ONG Togo Ta Alafia.

Participants

Pendant deux journées de réflexion, les participants ont échangé sur les stratégies de mobilisation des ressources, en mettant l’accent sur la communication comme un outil stratégique. La rencontre, présidée par le Président du Conseil d’Administration et le Directeur Exécutif de CREUSET TOGO, a permis d’explorer les leviers essentiels pour assurer la pérennité des actions des OSC sur le terrain.

PCA de l’ONG CREUSET TOGO

« A l’ère du numérique, l’usage pertinent d’internet constitue un atout majeur pour renforcer la recherche de ressources et consolider l’ancrage communautaire », a souligné le PCA devant un auditoire attentif. Le Directeur Exécutif, quant à lui, a partagé son expérience en matière de gestion et de durabilité organisationnelle, offrant aux OSC présentes des enseignements pratiques et inspirants.

S’inscrivant dans la continuité d’un atelier organisé en 2025, cette session de recyclage a permis d’approfondir de nouvelles approches de mobilisation, toujours à travers le prisme de la communication. La rencontre s’est achevée dans une atmosphère conviviale, laissant les participants satisfaits et motivés à mettre en œuvre les acquis pour renforcer leurs initiatives.

KANGAYO Essodom, Coordonnateur TTA.

Table ronde : Environnement et protection de l’enfance, un combat commun.

Table ronde : Environnement et protection de l’enfance, un combat commun.

Les 23 et 24 juin 2026, la salle de délibération de la Mairie de Kozah 2 a servi de cadre à une importante séance d’échanges réunissant les acteurs engagés pour un avenir meilleur des enfants. Parmi les participants figurait l’ONG TOGO TA ALAFIA, membre de la Coalition Verte, dans le cadre de la mise en œuvre du projet EJAPEC (Les Enfants et les Jeunes Acteurs de la Protection de l’Environnement et du Climat). Porté par l’ONG CREUSET TOGO avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers KiRA et BMZ, une trentaine de participants issus de la société civile et des institutions étatiques, dont 13 femmes, se sont réunis pour réfléchir à la synergie entre protection de l’environnement et protection des enfants.

De gauche à droite: Le chargé du projet EJAPEC, le SG de la Mairie Kozah2 et la responsable du centre social de Kouméa.

Dès l’ouverture des travaux, le chargé du projet a salué l’engagement de la Mairie de Kozah 2 et rappelé l’importance d’associer ces deux combats. Pour ce dernier, un environnement sain n’est pas seulement une nécessité écologique, mais constitue aussi une garantie pour le respect des droits fondamentaux de l’enfant.

Pendant deux jours, débats animés et partages d’expériences ont permis aux membres de la coalition verte de confronter leurs réalités, d’identifier les défis et de tracer des pistes communes. Les discussions ont montré que la lutte contre la pollution, la déforestation ou la dégradation des sols est indissociable de la protection des enfants, souvent les premières victimes des crises environnementales.

Travaux de groupe
Travaux de groupe
Travaux de groupe

La rencontre s’est conclue par l’élaboration d’un plan d’action stratégique, véritable feuille de route pour renforcer les interventions de la coalition verte et inscrire durablement la protection de l’enfance et de l’environnement au cœur des politiques locales.

Essodom KANGAYO, Coordonnateur TTA.

Kara face aux dépotoirs sauvages : l’urgence d’une mobilisation collective.

Kara face aux dépotoirs sauvages : l’urgence d’une mobilisation collective.

A Kara comme dans les grandes villes du Togo, la question de la gestion des déchets demeure toujours un défi majeur malgré les efforts engagés par l’État togolais et les autorités locales. Ces dernières années, plusieurs initiatives ont été mises en œuvre pour améliorer l’assainissement urbain, sensibiliser les populations et renforcer les mécanismes de collecte des ordures ménagères. La mairie de Kozah 1 multiplie également les actions de salubrité publique afin de préserver le cadre de vie des habitants.

Cependant, la prolifération des dépotoirs sauvages dans certains quartiers rappelle que les défis restent importants. L’accumulation anarchique des déchets dans les espaces publics, aux abords des habitations, sur les ponts et dans les caniveaux constitue aujourd’hui une menace pour la santé publique, l’environnement et l’image même de la ville de Kara. En période de pluie, ces dépôts favorisent les inondations, les mauvaises odeurs et la propagation de maladies.

Face à cette situation préoccupante, l’ONG TOGO TA ALAFIA réaffirme son engagement en faveur d’un environnement sain et durable. Convaincue que la lutte contre l’insalubrité passe par l’action communautaire, l’organisation œuvre à travers des activités de sensibilisation citoyenne, d’éducation environnementale et de mobilisation des jeunes et des femmes autour des bonnes pratiques de gestion des déchets.

Mais l’ampleur du phénomène nécessite davantage de moyens techniques, matériels et financiers. La lutte contre les dépotoirs sauvages ne peut réussir sans une synergie forte entre les collectivités, les communautés, les organisations de la société civile et les partenaires engagés pour le développement durable. Aujourd’hui plus que jamais, Kara a besoin d’actions concrètes et adaptées pour transformer ces zones d’insalubrité en espaces de vie plus sains et plus dignes pour tous.

Essodom KANGAYO, Coordonnateur, ONG TTA.

Femmes de Sarakawa et l’accompagnement de l’ONG TTA.

Femmes de Sarakawa et l’accompagnement de l’ONG TTA.

A Sarakawa, un groupement de 24 femmes s’est uni autour d’une ambition commune : valoriser la culture et la commercialisation des céréales. Dans le cadre de l’exercice 2025-2026, elles ont réussi à produire 11 sacs de maïs grâce à leurs Activités Génératrices de Revenus (AGR). Cet effort, bien que modeste en volume, illustre une capacité de résilience et d’organisation remarquable dans un environnement marqué par des ressources limitées. 

Responsabilité sociale et prise en charge des enfants :

Au-delà de leurs activités économiques, ces femmes assument une mission sociale essentielle : la prise en charge d’enfants vulnérables. Les besoins vitaux identifiés sont multiples et urgents : 

  • Nutrition régulière pour garantir une croissance saine.
  • Accès à l’éducation par la fourniture de matériel scolaire et la couverture des frais.
  • Hygiène et eau potable afin de réduire les risques sanitaires.
  • Protection sociale et encadrement pour assurer sécurité et bien-être.

Rôle stratégique de l’ONG TTA :

L’ONG TTA agit comme structure d’accompagnement de proximité, offrant un soutien technique, organisationnel et humain. Son action s’inscrit dans le projet OLF-PCN, porté par CREUSET TOGO et son partenaire KiRA, qui visent à renforcer les capacités locales et à promouvoir l’autonomisation des femmes rurales. 

Impact et visibilité :

  • Les femmes de Sarakawa démontrent que l’autonomisation économique est possible même dans des contextes fragiles.  
  • L’ONG TTA assure la visibilité des initiatives locales, en mettant en avant les besoins spécifiques des femmes, des filles et des enfants. 
  • Ce partenariat illustre la valeur d’un accompagnement de proximité, capable de transformer des efforts communautaires en résultats durables et inspirants. 

Cette expérience est un appel puissant : 

  • Investir dans les groupements féminins ruraux est un levier concret de développement durable. 
  • Soutenir des projets qui répondent aux besoins vitaux des enfants est une garantie d’impact social immédiat et intergénérationnel. 
  • Appuyer des ONG locales comme TTA, qui assurent un suivi de terrain rigoureux, c’est renforcer la crédibilité et l’efficacité des actions menées.

Essodom KANGAYO, Coordonnateur TTA.

Clubs juridiques de Sara et Kpessidè, les membres outillés pour combattre les pratiques culturelles néfastes envers les enfants.

Clubs juridiques de Sara et Kpessidè, les membres outillés pour combattre les pratiques culturelles néfastes envers les enfants.

Le 5 septembre 2025, dans le cadre de la mise en œuvre du projet OLF-PCN, l’association TOGO TA ALAFIA, en collaboration avec CREUSET TOGO et grâce au soutien financier de KiRA, a tenu un atelier de renforcement des capacités au Lycée de Sarakawa. Cette session a réuni les membres des clubs juridiques des villages de Kpessidè et Sara autour des enjeux liés aux pratiques culturelles néfastes et aux mécanismes de protection des enfants. L’activité a mobilisé 21 participants, dont 6 femmes, dans une atmosphère conviviale et participative.

Les échanges ont porté sur des thématiques essentielles telles que le cadre juridique, les droits et devoirs des enfants, la lutte contre les violences faites aux enfants, les mécanismes de dénonciation, ainsi que la situation particulière des enfants dits sorciers (EDS) et les dispositions légales en vigueur pour leur protection. Ces modules ont permis aux participants de se doter de connaissances pratiques pour mieux agir dans leurs communautés respectives en faveur des enfants sans distinction.

Le phénomène du mariage forcé a suscité de vives discussions. Les participants ont relevé que la pauvreté et certaines pratiques religieuses, notamment chez les nomades peuls, constituent des causes majeures de mariages précoces. À ce sujet, l’imam de Sara a partagé les actions de sensibilisation menées localement afin de favoriser un changement de comportement.

La présence de deux enfants, cibles directes du projet, a marqué la séance. Un débat approfondi a également eu lieu sur la protection des enfants dits sorciers, mettant en évidence l’urgence d’une mobilisation collective afin de garantir leur prise en charge dans le respect des droits humains.

En clôturant les travaux, M. KAGNARA Kossi, chargé du projet, a souligné l’implication des communautés peuls dans les mécanismes de protection et a encouragé chaque club à élaborer un plan d’action concret afin de renforcer la synergie des interventions dans le canton de Sarakawa.

Essodom KANGAYO, Coordonnateur TTA.

Clubs juridiques, des leviers communautaires de lutte contre les pratiques culturelles néfastes.

Clubs juridiques, des leviers communautaires de lutte contre les pratiques culturelles néfastes.

Pour une protection effective des enfants contre les pratiques culturelles néfastes, l’approche basée sur les mécanismes communautaires est indispensable. Dans le cadre du projet OLF, mis en œuvre par TOGO TA ALAFIA en partenariat avec CREUSET TOGO et avec l’appui financier de KiRA, un atelier de renforcement des capacités s’est tenu le 2 septembre 2025 à Pya. L’objectif était d’outiller les membres des clubs juridiques de Kouméa et de Yadè pour lutter efficacement contre les pratiques culturelles néfastes affectant les enfants.

Animatrice TOGO TA ALAFIA

Réunis dans la salle de délibération de la mairie Koah2, 30 participants ont exploré des thématiques clés telles que le cadre juridique de protection de l’enfant, les rôles des clubs juridiques, la psychologie infantile, les types de violences et les mécanismes de dénonciation des abus. L’ouverture officielle, marquée par les interventions de Mme LAKPAÏ Justine (CREUSET TOGO) et du représentant du chef canton de Pya, a permis au Secrétaire Général de Kozah 2 de saluer l’initiative et d’insister sur l’importance des outils communautaires pour contrer les mariages précoces, la traite et les violences.

Les échanges ont été riches et illustrés par des cas concrets, le plus marquant était notamment celui d’une grossesse précoce avec consentement supposé. Les facilitateurs ont rappelé que de tels cas doivent être signalés aux autorités compétentes. Le silence des parents face à ces situations a également été dénoncé.

À l’issue de l’atelier, les clubs juridiques ont été officiellement créés et leurs membres engagés à jouer un rôle actif dans leurs communautés pour la cause des enfants.

Essodom KANGAYO, Coordonnateur TTA.