Hygiène en milieu scolaire : Togo Ta Alafia met l’accent sur l’hygiène bucco-dentaire et le lavage des mains.

Une bonne hygiène joue un rôle crucial dans la prévention de nombreux problèmes de santé. Ainsi, l’hygiène bucco-dentaire ne se résume pas uniquement à des préoccupations esthétiques, mais elle est indispensable pour prévenir des affections comme les caries dentaires et les maladies des gencives. De même, le lavage des mains représente un geste à la fois simple et fondamental pour préserver une santé. Dans cette perspective, le 14 mai 2025, TTA a initié une série de sensibilisations au sein des établissements scolaires de la préfecture de la Kozah. Lors de cette première session, plus d’une centaine d’élèves des EPP Kouméa Karè et Laouda ont bénéficié de cette séance de sensibilisation sur l’hygiène bucco-dentaire et le lavage des mains.

Au cours de cette activité, le coordonnateur de TTA, Essodom KANGAYO, a abordé plusieurs points importants avec les enfants. Il a mis en avant l’importance de l’hygiène bucco-dentaire ainsi que les bonnes pratiques quotidiennes nécessaires pour préserver une santé buccale. Par la suite, il a présenté un aperçu du lavage des mains et de ses bienfaits.

Cette discussion a encouragé les enfants à adopter des gestes d’hygiène quotidiens, notamment le brossage des dents avec une brosse et du dentifrice, au moins deux fois par jour. De plus, l’utilisation de cure-dents a été recommandée comme alternative en cas de manque de moyens pour se procurer une brosse à dents et du dentifrice.

Concernant le lavage des mains, il est rappelé aux enfants de l’effectuer aussi fréquemment que possible au cours de la journée afin de limiter au maximum la présence de microbes et de bactéries, responsables de certaines maladies dangereuses. Pour cette pratique, il est recommandé d’utiliser du savon et de l’eau en respectant des étapes bien définies. Par manque de savon, la cendre, également efficace, a été suggérée comme alternative.

La rencontre s’est terminée par une séance pratique de brossage de dents et de lavage des mains exercée par les enfants sous la supervision de l’équipe TTA. Les élèves et les enseignants ont exprimé leur satisfaction à l’issue de la sensibilisation et ont tenu à remercier l’association Togo Ta Alafia.

Ils ont aussi affirmé leur engagement à appliquer les recommandations reçues afin de préserver une hygiène saine, aussi bien pour eux-mêmes que pour leur entourage.

Essodom KANGAYO,
Coordonnateur de TTA.

600 Enfants Bénéficient d’un Jugement Supplétif grâce au Projet de l’Association Togo Ta Alafia, Financé par Schmitz-Stiftungen.

Dans le cadre de son engagement pour la protection des droits des enfants, l’association Togo Ta Alafia a lancé un projet crucial visant à régulariser la situation des enfants sans acte de naissance. Ce projet, financé par Schmitz-Stiftungen, a permis de mettre en place des jugements supplétifs pour 600 enfants résidant dans les communes Kozah 1 et 2.

Après avoir complété les démarches auprès des autorités judiciaires, le projet est actuellement dans sa phase de transcription des actes de naissance au niveau des mairies des zones cibles. Cette étape essentielle permettra à ces enfants d’acquérir un acte de naissance officiel, garantissant ainsi leurs droits fondamentaux, tels que l’accès à l’éducation, à la santé et à la citoyenneté.

Il est important de souligner qu’un nombre considérable d’enfants restent encore sans acte de naissance. Suite à nos investigations et à l’identification pour la prise en charge de 600 enfants dans le cadre de ce projet, nous avons constaté un excédent de près de 100 enfants supplémentaires qui se trouvent dans la même situation. Nos ressources actuelles étant limitées, nous avons dû nous concentrer sur les 600 enfants, laissant ainsi une centaine d’autres encore sans identité, inconnus de l’État. De plus, nous recevons occasionnellement des appels de parents ou de proches d’enfants non enregistrés, exprimant leurs difficultés et sollicitant notre aide, mais nous nous voyons dans l’incapacité de répondre à leurs demandes faute de ressources suffisantes. Il devient donc impératif d’envisager une nouvelle phase du projet, et d’étendre notre appel à toute personne ou organisation prête à soutenir notre cause, afin de garantir à ces enfants le droit fondamental à une identité.

Toutefois, il convient de souligner que la procédure d’établissement d’un jugement supplétif est relativement simple. En effet, il suffit de soumettre une demande auprès du Président du tribunal de grande instance du lieu de naissance, accompagnée de la somme de 5000 FCFA, et d’espérer un délai de traitement relativement court. Une fois en possession du jugement supplétif, il est essentiel de procéder à sa transcription à l’état civil de la mairie du lieu de naissance.

Togo Ta Alafia tient ainsi à exprimer sa sincère gratitude à Schmitz-Stiftungen pour son soutien financier déterminant, ainsi qu’aux autorités locales et aux partenaires impliqués dans la mise en œuvre de cette initiative. Grâce à ce projet, nous espérons contribuer à la réduction des inégalités et à l’amélioration de la situation juridique des enfants dans ces communautés. La prochaine phase portera sur la remise officielle des naissances, couplée des séances de sensibilisation qui seront organisées dans différentes zones concernées.

Femmes-Sport et Santé, CREUSET et TTA au service du bien être des femmes de la commune de Kozah2 grâce à l’appui de la CONFEJES.

Femmes-Sport et Santé, CREUSET et TTA au service du bien être des femmes de la commune de Kozah2 grâce à l’appui de la CONFEJES.

Lancé pour une durée de six mois, le projet « Inclusion et bien être des femmes à travers la pratique du sport dans la commune de Kozah2 » a pour objectif de renforcer la participation des femmes aux activités physiques et sportives en vue de lutter contre les maladies non transmissibles.

La salle de conférence de la mairie de Kozah2 a servi de cadre ces 26 et 27 mars pour le renforcement des capacités des femmes et jeunes filles leaders des associations de femmes sur l’approche femme -sport et Santé. Cette séance couplée de lancement officielle du projet a connu la participation de 30 bénéficiaires et les autorités locales et techniques en l’occurrence le représentant de la mairie, le directeur régional des sports et loisirs.

Lors des discours d’ouverture, un accent particulier a été mis sur l’énergie et l’engagement des femmes présentes, appelées à s’investir pleinement dans les activités. Les intervenants ont également souligné l’importance universelle du sport comme moyen de préserver la santé et de prévenir plusieurs maladies non transmissibles, tout en favorisant un bien-être général

Le second jour a été consacré aux activités pratiques sur le terrain en vue de permettre aux bénéficiaires de se familiariser avec les situations pratiques.

 Ce projet reflète une belle dynamique de solidarité et de progrès autour de la santé, du sport et de l’inclusion, plaçant les femmes au cœur de ces enjeux de l’heure.

Projet Un Enfant, Une Identité : Remise des Actes de Naissance aux Enfants des Cantons de Landa, Sarakawa et de Soumdina.

Projet Un Enfant, Une Identité : Remise des Actes de Naissance aux Enfants des Cantons de Landa, Sarakawa et de Soumdina.

L’association Togo Ta Alafia, en partenariat avec sa branche allemande et financée par SMITH STIFFUGEN, a clôturé son projet « Un Enfant, Une Identité » par la remise officielle d’actes de naissance à 600 enfants des cantons de Landa, Sarakawa et de Soumdina. Cette initiative a été marquée par des cérémonies de remise organisées dans les écoles centrales des cantons concernés, où un large public s’est réuni, composé de parents, d’élèves, de directeurs d’établissements scolaires, d’enseignants, de membres de la chefferie traditionnelle, de responsables de groupements de femmes, ainsi que d’agents de santé communautaire et des agents des Unités de Soins Périphériques (USP) des zones ciblées sans oublier la présence de la presse en ligne pour assurer la couverture médiatique.

L’événement s’est déroulé en deux phases distinctes : une session de sensibilisation suivie de la remise officielle des actes de naissance. La phase de sensibilisation a permis de rappeler à la population l’importance cruciale de l’enregistrement des naissances. Elle a sensibilisé les participants sur les défis liés à l’absence d’actes de naissance et sur les conséquences que cela peut avoir dans la vie des enfants. Une attention particulière a été portée à la procédure d’établissement des actes de naissance et des jugements supplétifs, en expliquant de manière détaillée les étapes de leur transcription.

Les directeurs des écoles primaires publiques (EPP) des cantons concernés ont exprimé leur profonde reconnaissance envers l’association Togo Ta Alafia et ses partenaires, soulignant l’allégement des démarches administratives que ce projet a apporté. L’initiative a en effet permis d’éviter des déplacements longs et coûteux pour les parents, en particulier pour ceux dont les enfants en classe de CM2 n’avaient pas d’acte de naissance.

De leur côté, les présidents des associations de parents d’élèves ont salué cette action, la qualifiant de précieuse pour leurs enfants. La remise des actes de naissance constitue un document fondamental qui ouvre la voie à de nombreuses opportunités futures, en facilitant notamment l’accès à l’éducation et à divers services essentiels.

Au nom des enfants bénéficiaires de ce projet, la porte-parole a exprimé sa joie et son engagement à poursuivre ses études grâce à l’obtention de cet acte de naissance. Elle a également exprimé sa gratitude envers l’association Togo Ta Alafia et ses partenaires pour la mise en place de ce projet d’une grande importance.

La population locale s’est montrée très satisfaite des résultats obtenus, témoignant de l’impact significatif et positif de ce projet sur la communauté. Lors des échanges, plusieurs questions ont été posées par les participants, cherchant à mieux comprendre les démarches à suivre pour les enfants qui n’ont pas encore pu bénéficier de cette initiative. De plus, des doléances ont été exprimées, avec des propositions de mettre en place une nouvelle session pour prendre en charge les enfants qui n’ont pas pu participer à cette première vague.

Projet OLF-PCN : Séance d’échange entre les 04 OSC, l’équipe de CREUSET TOGO et KiRA.

Projet OLF-PCN : Séance d’échange entre les 04 OSC, l’équipe de CREUSET TOGO et KiRA.

Le 26 février 2025, une séance d’échange a eu lieu dans la salle de réunion de l’association Togo Ta Alafia à Kara, réunissant les coordinateurs, animateurs et comptables des 04 OSC partenaires du projet OLF-PCN, l’équipe de CREUSET TOGO dirigée par son Directeur Exécutif, M. Bruno Essodéké MOUKPE, ainsi que le partenaire financier du projet, KiRA, représenté par M. Andreas, son Directeur Exécutif.

En mission au Togo dans le cadre de partenariats avec les OSC locales pour la mise en œuvre de projets communautaires, M. Andreas s’est rendu à Kara pour une séance de travail avec les structures partenaires, visant à renforcer les capacités des membres clés de ces organisations ACDIH, FSD, JEC et TTA, notamment les comptables, coordonnateurs et animateurs.

Lors de cette session de plus de 4 heures, les membres des structures partenaires ont pu clarifier leurs responsabilités tout au long de la mise en œuvre du projet. Un focus particulier a été mis sur le travail avec les comptables, leur permettant d’approfondir leurs connaissances sur les exigences financières imposées par KiRA et la BMZ.

Les participants ont exprimé́ leur satisfaction quant à la richesse de cette séance de travail, comme en témoignent leurs diverses interventions.

Le Directeur Exécutif de KiRA a, quant à lui, exprimé sa satisfaction face à l’engagement de chaque OSC à relever ce défi, visant à lutter contre les pratiques culturelles néfastes pour les enfants dans nos communautés.

Pour clore cette séance, le Directeur Exécutif de CREUSET TOGO a renouvelé son appel à toutes les organisations, les incitant à redoubler d’efforts pour atteindre les objectifs fixés par ce projet.

                                                              Essodom KANGAYO, Coordonnateur de TTA

OLF-PCN : Formation des OSC partenaires de CREUSET TOGO, dont TTA, sur la protection de l’enfant.

OLF-PCN : Formation des OSC partenaires de CREUSET TOGO, dont TTA, sur la protection de l’enfant.

L’année 2025 commence sous de bons auspices. Du 13 au 14 février 2025, l’équipe exécutive de l’association Togo Ta Alafia (TTA) a participé à un atelier de renforcement des capacités sur la protection de l’enfant, organisé dans la salle de réunion de ladite association. L’atelier a été animé par l’équipe de l’ONG CREUSET TOGO, sous la direction de son Directeur Exécutif, M. Bruno MOUKPE.

Cette session de deux jours, réunissant 30 participants dont 6 membres de TTA et 10 femmes présentes, s’inscrit dans le cadre du projet OLF-PCN (Organisation Locale Forte contre les Pratiques Culturelles Néfaste). Ce projet, financé par KIRA et BMZ, est mis en œuvre par CREUSET TOGO en partenariat avec quatre OSC (JEC, TTA, FSD, ACDIH) intervenant dans les communes de Tchaoudjo2, Kozah2, Kozah3 et Kozah4.

Pendant ces deux jours, les participants ont été outillés sur le cadre juridique de la protection des enfants, et sur la politique de sauvegarde de protection des enfants et jeunes. En effet, Il est important de souligner que cette politique est très capitale pour chaque structure travaillant pour la protection des enfants et jeunes.

La facilitation a mis en évidence l’importance d’impliquer les enfants et les jeunes dans l’élaboration de ce document. En effet, cette politique vise d’une part à protéger les enfants et, d’autre part, à s’appliquer à tous les membres de l’organisation et ses partenaires.

L’assistance a été également outillé sur l ‘élaboration d’un registre de risques, le rôle d’un travailleur social et les techniques de prise de photos.

La méthodologie adoptée a été participative, basée sur des travaux de groupe, des présentations, suivis de débats enrichissants.

Le directeur exécutif de CREUSET TOGO a une nouvelle fois salué l’engagement et la contribution active de toutes les organisations, y compris TTA, dans la réussite des activités du projet, tant sur le terrain que lors des séances de rencontre des formations.

Les participants ont exprimé leur gratitude envers l’ONG CREUSET TOGO pour l’engagement envers l’épanouissement des enfants et l’émergence d’autres structures dans cette thématique.

De son côté, l’équipe exécutive de TTA a renforcé ses compétences en matière de protection de l’enfant et se sent désormais prête à collaborer avec les autres acteurs pour garantir le bien-être de chaque enfant.

Essodom KANGAYO, coordonnateur TTA

600 Enfants bénéficient d’un jugement supplétif grâce au projet de l’Association Togo Ta Alafia, financé par Schmitz-Stiftungen.

Dans le cadre de son engagement pour la protection des droits des enfants, l’association Togo Ta Alafia a lancé un projet crucial visant à régulariser la situation des enfants sans acte de naissance. Ce projet, financé par Schmitz-Stiftungen, a permis de mettre en place des jugements supplétifs pour 600 enfants résidant dans les communes Kozah 1 et 2.

Après avoir complété les démarches auprès des autorités judiciaires, le projet est actuellement dans sa phase de transcription des actes de naissance au niveau des mairies des zones cibles. Cette étape essentielle permettra à ces enfants d’acquérir un acte de naissance officiel, garantissant ainsi leurs droits fondamentaux, tels que l’accès à l’éducation, à la santé et à la citoyenneté.

Il est important de souligner qu’un nombre considérable d’enfants restent encore sans acte de naissance. Suite à nos investigations et à l’identification pour la prise en charge de 600 enfants dans le cadre de ce projet, nous avons constaté un excédent de près de 100 enfants supplémentaires qui se trouvent dans la même situation. Nos ressources actuelles étant limitées, nous avons dû nous concentrer sur les 600 enfants, laissant ainsi une centaine d’autres encore sans identité, inconnus de l’État. De plus, nous recevons occasionnellement des appels de parents ou de proches d’enfants non enregistrés, exprimant leurs difficultés et sollicitant notre aide, mais nous nous voyons dans l’incapacité de répondre à leurs demandes faute de ressources suffisantes. Il devient donc impératif d’envisager une nouvelle phase du projet, et d’étendre notre appel à toute personne ou organisation prête à soutenir notre cause, afin de garantir à ces enfants le droit fondamental à une identité.

Toutefois, il convient de souligner que la procédure d’établissement d’un jugement supplétif est relativement simple. En effet, il suffit de soumettre une demande auprès du Président du tribunal de grande instance du lieu de naissance, accompagnée de la somme de 5000 FCFA, et d’espérer un délai de traitement relativement court. Une fois en possession du jugement supplétif, il est essentiel de procéder à sa transcription à l’état civil de la mairie du lieu de naissance.

Togo Ta Alafia tient ainsi à exprimer sa sincère gratitude à Schmitz-Stiftungen pour son soutien financier déterminant, ainsi qu’aux autorités locales et aux partenaires impliqués dans la mise en œuvre de cette initiative. Grâce à ce projet, nous espérons contribuer à la réduction des inégalités et à l’amélioration de la situation juridique des enfants dans ces communautés. La prochaine phase portera sur la remise officielle des naissances, couplée des séances de sensibilisation qui seront organisées dans différentes zones concernées.

L’acte de naissance, un document d’avenir pour chaque enfant.

L’absence d’un acte de naissance plonge un enfant dans une situation d’extrême vulnérabilité, entravant son accès à des opportunités fondamentales, notamment l’apprentissage d’un métier. Ce document officiel, souvent considéré comme une formalité, est en réalité la clé d’acquisition de toute reconnaissance. 

Kiséré, un jeune de Sarakawa dans la région de la Kara, rêve d’apprendre un métier pour améliorer ses conditions de vie et devenir autonome. Cependant, l’absence de son acte de naissance constitue un obstacle majeur à la réalisation de son projet. En effet, pour accéder à des centres de formation professionnelle ou à des programmes d’apprentissage, il est impératif de présenter des documents administratifs attestant de son identité et de son âge. Sans cet acte, Kiséré se voit exclu des opportunités qui pourraient lui offrir une chance de se construire un avenir.

Consciente de cette situation, l’association Togo Ta Alafia prend en charge Kiséré dans le cadre de son projet « Un Enfant, Une Identité ». Ce projet a pour objectif d’aider des jeunes comme Kiséré à obtenir un jugement supplétif, afin de régulariser leur situation administrative. Grâce à l’accompagnement de l’association, Kiséré pourra bientôt se voir attribuer un acte de naissance, lui offrant ainsi une existence légale et l’accès aux programmes de formation qui lui permettront de se former à un métier.

L’engagement de Togo Ta Alafia vise à briser le cercle de marginalisation dans lequel des jeunes comme Kiséré se trouvent, en leur offrant la possibilité de devenir des acteurs autonomes et productifs dans la société. Grâce à ce soutien, Kiséré pourra enfin espérer un avenir meilleur, loin des conditions précaires et de l’exploitation auxquelles il était exposé en raison de son absence d’identité légale.

Pour Kiséré, c’est un véritable soulagement. Il se sent enfin rassuré et rempli d’espoir, car grâce à l’accompagnement de l’association Togo Ta Alafia, il pourra désormais suivre une formation en toute sécurité et, surtout, avec la certitude que ses droits sont protégés. Ce soutien marque un tournant décisif dans sa vie, lui ouvrant les portes d’un avenir prometteur qu’il pourra désormais construire sur des bases solides.

L’Acte de Naissance : un avenir sauvé pour un Enfant en conflit avec la Loi.

L’Acte de Naissance : un avenir sauvé pour un Enfant en conflit avec la Loi.

De façon conventionnelle, l’âge est un élément déterminant dans l’application des lois nationales et internationales sur la justice juvénile. Le Togo, signataire de la Convention relative aux droits de l’enfant, garantit un traitement spécifique pour les mineurs en conflit avec la loi. Cependant, sans preuve de leur minorité, ces enfants deviennent des proies de la loi au lieu d´en profiter.

L’exode rural, qui est un phénomène de migration des jeunes et même des enfants des milieux ruraux vers les villes, oblige souvent ceux-ci, issus de familles pauvres, à partir à la recherche d’une vie meilleure.

Dans leur aventure, certains sont soumis à des travaux forcés, à la mendicité ou au vol. Le plus souvent, les parents de ces enfants n’ont aucune idée de la direction prise par leurs enfants. Pour certains, ils sont partis au Nigeria ou au Ghana, pays voisins, à la recherche d’une vie meilleure et reviendront plus tard. Pour d´autres parents encore en situation irrégulière ou de séparation/divorce, l´enfant aurait rejoint l´autre conjoint(e) vivant dans une autre ville. Alors que souvent, l’enfant serait détenu(e) en prison pour délit.

L’association Togo Ta Alafia, dans le cadre de l’exécution de ses activités sur le terrain concernant l’importance des actes de naissance dans le projet « Un enfant, une identité », a constaté la détention et la garde de nombreux enfants et jeunes sans acte de naissance.

L’acte de naissance est un document fondamental qui assure la reconnaissance juridique d’un enfant. Pour un enfant en conflit avec la loi, comme ceux de la prison de Kara, l’absence d’acte de naissance pour ces enfants détenus, dont le plus souvent leur provenance ou lieu d’habitation est ignoré, complique considérablement leur situation. En effet, sans preuve d’âge, il devient difficile de déterminer si un individu est mineur ou majeur. Cela rend des décisions difficiles et des traitements inappropriés, puisque l’absence d’acte de naissance empêche les autorités de déterminer si les sanctions infligées aux enfants respectent le cadre légal prévu pour les mineurs. Alors qu’ils devraient bénéficier de peines éducatives ou de réhabilitations, certains se voient appliquer des peines disproportionnées ou ne bénéficient pas de l’accompagnement nécessaire pour leur réinsertion sociale.

Le Code de l’enfant du Togo, qui régit les droits des enfants et la justice juvénile, vise à garantir une protection renforcée des mineurs en conflit avec la loi. Il établit pourtant des mesures de protection et de rééducation adoptées aux enfants, afin que les sanctions soient à la fois éducatives et réhabilitatrices, et non punitives de manière disproportionnée.

Il paraît également important de souligner que la difficulté des autorités à identifier avec exactitude l’âge d’un enfant en conflit avec la loi empêche une prise en charge adaptée à son développement physique, psychologique et émotionnel. Cela aggrave sa vulnérabilité et compromet ses chances de sortir de la détention, avec pour conséquence d’être souvent oublié dans ces milieux d’incarcération.

Les échanges avec le juge pour mineur, dans l’optique de comprendre pourquoi, pour un délit commis par un enfant, celui-ci passe plus de trois mois en détention, les réponses du juge pour enfant nous ont amené à nous engager pour leur cause :

«Le plus souvent, les enfants que nous détenons ici en cellule, à la prison de Kara, dans le quartier des mineurs, viennent de contrées très éloignées dont nous n’avons aucune connaissance. Ces enfants, après avoir commis un délit, sont directement conduits au commissariat de police où ils sont gardés pendant trois jours, durant lesquels leurs parents doivent venir payer la caution pour le dommage causé ou même effectuer les formalités nécessaires à la libération de leurs enfants. Selon la loi, après trois jours passés au commissariat sans nouvelle d´un parent, le commissariat devrait envoyer l´enfant chez le juge pour enfants. Je n’ai pas de place ici pour garder un enfant. Par conséquent, ces enfants sont envoyés en garde à vue, dans le quartier des mineurs, où je ne peux pas non plus prendre la décision unilatérale de libérer un enfant sans avoir rencontré l’un de ses parents. Je n’ai aucune envie de garder un enfant ici longtemps, mais la loi m’interdit de libérer un mineur sans avoir vu l’un de ses parents ou tuteur. Le grand problème, c’est que ces enfants mentent sur leur provenance et ne donnent pas leur âge, d’autant plus qu’ils n’ont pas d’actes de naissance, comme l’a rapporté le juge des enfants.

Cette situation a des répercussions profondes sur les droits et l’avenir des enfants détenus. Privés de reconnaissance juridique, ces enfants passent des années en détention et risquent de rester en marge du système socio-éducatif après leur libération. Leur invisibilité administrative les exclut des programmes d’éducation, de santé et de réhabilitation, les rendant plus susceptibles de récidiver ou de sombrer dans la marginalisation.

L’association Togo Ta Alafia, soucieuse du bien-être socioculturel et éducatif des enfants et jeunes de la région de la Kara, n’a ménagé aucun effort pour se rendre à la prison de Kara pour prendre contact avec ces enfants et les écouter. Après avoir écouté les enfants, l’association a décidé de collaborer avec la cour d’appel de Kara, qui nous a permis, par le biais d’une ordonnance, d’organiser des causeries éducatives avec ces enfants et de mener des enquêtes sociales afin de retrouver leurs parents et mieux les aider. Il est important de souligner que l’association Togo Ta Alafia veillera à établir des jugements supplétifs pour les enfants de la prison de Kara qui n’ont pas d’acte de naissance, une fois leurs parents retrouvés. Le plaidoyer en faveur de leur libération sera accepté par les autorités compétentes, à condition que les cautions soient payées.

Projet OLF-PCN : Formation des OSC partenaires de CREUSET TOGO sur les approches de lutte contre les pratiques culturelles néfastes.

Projet OLF-PCN : Formation des OSC partenaires de CREUSET TOGO sur les approches de lutte contre les pratiques culturelles néfastes.

Après des ateliers de formations précédents sur les thématiques comme la gestion administrative et financière, la bonne gouvernance, s’est tenu au centre MAteng de l’association Togo Ta Alafia les 17 et 18 Septembre un atelier sur les mesures à adopter pour une lutte efficace contre les pratiques culturelles néfastes dont les enfants sont victimes dans nos communautés.

Au total, 30 acteurs issus de différentes structures de protection de l’enfance dont TTA ont pris part à cet atelier. Plusieurs modules ont été abordés notamment, les typologies des pratiques culturelles néfastes, les violences faites aux enfants et les pratiques culturelles sur les enfants « dits sorciers », l’inculturation des droits des enfants en langue vernaculaire, le cadre juridique et réglementaire de la protection de l’enfant, ainsi que des notions sur la psychologie de l’enfant et de l’adolescent. Les systèmes de signalement des cas d’abus et les approches d’intervention de CREUSET TOGO, de même que les bonnes pratiques en matière d’intervention sociale, ont également été partagés.

En outre, les participants ont bénéficié de l’intervention d’une spécialiste de la gestion des groupements de femmes, qui a partagé son expérience sur les mécanismes de gestion des Groupes d’Épargne Locaux Autonomes(GELA).

La méthode active, adoptée tout au long de cette session a favorisé l’implication effective des participants, assurant ainsi l’assimilation des connaissances nécessaires à la mise en œuvre efficace du projet OLF-PCN.

Les participants, à la fin de cet atelier ont exprimé leur profonde gratitude pour la disponibilité et l’accompagnement constant de l’équipe de CREUSET TOGO et de ses partenaires KiRA et BMZ.

La séance s’est clôturée par le mot du Directeur exécutif de CREUSET TOGO qui a une nouvelle fois exhorté l’ensemble des participants à renouveler leur engagement indéfectible envers ce projet et à faire usage des connaissances acquises pour améliorer qualitativement leurs activités internes et externes afin de contribuer significativement à l’épanouissement des enfants.

Essodom KANGAYO

Coordonnateur de TTA